Deep Water - Film (2010)
Deep Water - Film (2010)

Film de Brian Yuzna Action, Épouvante-horreur et thriller 1 h 23 min 12 octobre 2010

Un biologiste veut trouver des échantillons de vie préhistorique au large des côtes de Sumatra. Il va être confronté à une créature géante.

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Deep Water Film


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C'est en traînant en boutique que j'ai aperçu ce DVD : Deep Water. Titre inconnu et jaquette aguicheuse (avec une maquette similaire à Léviathan) ainsi que la promesse d'une créature sous-marine probablement gigantesque font que mes mains fébriles s'emparent du boîtier.

Lecture de la synopsis : tiens, n'aurais-je pas déjà lu quelque chose de similaire ? Ah oui, c'est le résumé exact d'Amphibious. C'est pas grave, je ne l'ai pas vu de toute façon. Allez, je le prends. Mais que choisir ? Car mode oblige, le produit se décline en plusieurs versions dont le blu-ray, combo blu-ray/DVD, version 3D ou version simple. Je vous conseille cette dernière.

Car c'est Brian Yuzna qui réalise et produit le film. Alors autant j'aime ce qu'il produit (Re-animator ou Dagon par exemple), mais en tant que réalisateur, je n'adhère pas vraiment.

Au générique, nous avons Michael Paré et... c'est à peu près tout. Beaucoup d'acteurs indonésiens et un ou deux acteurs américains inconnus au bataillon.

Bon et pour le film en lui-même, qu'en est-il ? Franchement, ce n'est pas terrible. Le rythme est très lent et l'on s'ennuie lors de la première moitié du film. Il faut dire que le résumé ne correspond pas vraiment au contenu : oui il y a une scientifique qui étudie les organismes aquatiques préhistoriques mais non, ce n'est pas l'intrigue principale. Celle-ci se déroule essentiellement sur une jermal, sorte de station de pêche en bois perdue dans l'océan, et ne s'en éloigne pas vraiment. On réalise alors (trop tard) que le final se passera à bord. Le film hésite donc entre deux genres : le film de monstre classique (genre Dinoshark) et le huis-clos sans jamais prendre une route distincte.

Les personnages n'aident pas non plus à se plonger dans l'histoire. Divisons-les de façon manichéenne : à bord de la jermal se trouve le chef, indonésien enveloppé (sûrement signe d'opulence) aidé par ses deux sbires, un homme du crû ainsi qu'un américain expatrié. Aux geôliers s'ajoutent 3 autres esclaves, caricatures de détenus d'une prison mal fâmée. Mention spéciale au flic véreux sur le continent. Du côté des "gentils", un capitaine de bateau bourru au grand coeur (Michael Paré quoi) qui trempe dans des affaires louches avec le boss de la jermal, son gentil second autochtone et la belle scientifique, experte en paléobiologie marine (parce qu'on ne sait jamais). Et sur la station de pêche, les 2 frères qui tentent de survivre dans cet enfer carcéral.

La véritable histoire suit donc le petit Tamal, héros de l'histoire, et son frère, orphelins depuis le tsunami de 2004. Recueillis par leur oncle, sorcier célèbre dans la région, celui-ci les vends comme esclaves sur cette fameuse jermal, non sans avoir initié le jeune Tamal aux arcanes de la magie. Brimé par tout le monde sur l'exploitation, son frère prévoit leur fuite, mais tout tourne mal et l'aîné se retrouve aux portes de la mort. Avide de vengeance, le jeune Tamal va alors invoquer la créature de son médaillon pour mettre un terme à la vie de ses geôliers. La scientifique qui passait par là se prend d'affection pour Tamal et décide de le sauver des griffes des esclavagistes. S'en suivra une fin tripartite entre les gentils, les méchants et le monstre.

Justement parlons-en de ce monstre car c'est tout de même pour ça que j'ai pris ce DVD. On m'a vendu un scorpion géant préhistorique amphibie. Ce genre de créature est assez rare dans le genre et très peu de films leur sont consacrés. Cet animal est donc un mixopterus, relativement bien représenté même si son côté scorpion "moderne" est un peu trop accentué. Assez bien fait, nous ne le verrons entièrement que lors du climax, préférant des apparitions plus fugaces au début (avec une petite musique), telle une ombre sous l'eau puis faisant émerger la partie symbolique de l'animal, c'est à dire le dard. Dommage que celui-ci soit traité comme une créature à part entière : on a en effet l'impression qu'il est doté d'une vie propre, se mouvant tel un serpent. Ce dernier utilisera tous ses atouts pour tuer, étriper, empoisonner, dissoudre ses victimes (il peut projeter son venin) dans des effets gores à souhait. Mais malgré toutes ses armes, rien ne l'empêchera de finir victime du scénario, dans une scène copie exacte d'un chapitre de Dragonquest (ou Fly pour les plus vieux d'entre nous).

Le film s'achève sur une fin classique mais somme toute sympathique, atténuant quelque peu le goût amer que laissent les 83 min de scènes trop caricaturales. Il est vraiment dommage qu'il n'y ait pas eu de prise de position concernant le style, car le film aurait pu être meilleur.